OISEAUX

Vautour Noir

C’est le plus grand oiseau de toute la péninsule ibérique. Il a une envergure alaire d’environ 250 cm. Certains spécimens atteignent même 3 m. Son plumage est sombre. Les plumes du dos sont brunes avec des reflets noirâtres, la partie ventrale du corps étant encore plus foncée. Le cou et une partie de la tête sont complètement nus, tandis que le visage et le sommet de la tête sont recouverts de duvet. À la base du cou, on remarque un collier de plumes pâles de petite longueur. Il n’y a pas de différence apparente entre les mâles et les femelles, mais entre les adultes et les jeunes, qui ont un plumage presque noir. Sa silhouette de vol est semblable à celle d’une planche, avec le cou rentré dans le corps pendant le vol, la queue courte et triangulaire et les plumes primaires largement déployées, ce qui renforce sa poussée vers le haut. Il est présent dans le quadrant sud-ouest de la péninsule ibérique et à Majorque. On la trouve de préférence dans les forêts de chênes verts, de chênes-lièges et de chênes-lièges, bien que dans les îles Baléares elle apparaisse dans les pinèdes des falaises côtières. Ce vautour est un oiseau sédentaire, bien que de jeunes individus effectuent de longs voyages exploratoires en s’émancipant des parents. Son comportement est moins grégaire que celui du vautour fauve. Le vautour noir se reproduit dans les arbres. Le nid est rénové avant chaque saison, pouvant atteindre un diamètre de 2 mètres et une hauteur d’un à un. Le vautour noir ne se reproduit pas chaque année. Il commence l’incubation en mars. Les deux parents se consacrent à cette tâche, qui dure 55 jours, de telle sorte qu’au début du mois de mai, un seul poussin casse la coquille. La mission d’incubation est réalisée très consciencieusement ; certains experts affirment qu’il est très difficile pendant l’incubation de déplacer un vautour noir du nid. Ils diffèrent des vautours fauves en ce qu’ils préfèrent les tissus musculaires des charognes, allant jusqu’à déchirer la peau pour dévorer les muscles. Il recrache les poils, après s’en être étouffé, sous la forme d’une boule indigeste. Des restes de lapins, d’écureuils, de tortues et de lézards ont été trouvés dans leurs nids, ce qui suggère qu’ils peuvent également capturer de petites proies vivantes.